Rationnement quotidien à Caracas et ailleurs…
Nous revenons, Aurélie, l’autre volontaire et moi, environ tous les deux mois, pour une semaine à Caracas. Ce sont toujours des semaines très chargées et un peu stressantes car nous rencontrons beaucoup de partenaires et d’entreprises pour récolter des fonds pour nos projets à Maniapure.De retour à Caracas, nous tentons de reprendre des habitudes culinaires un peu plus light qu’à Maniapure. Mais, nous sommes très vite confrontées à la réalité économique du pays : le rationnement. Ici, même pour le papier toilette, on ne peut en acheter plus de deux paquets. Nous ne trouvons pas de lait, peu de yaourts, on court après les bons plans pour acheter de la farine de blé, les fruits et légumes sont importés des pays aux alentours ! L’huile et la farine de mais, éléments de base de tous les vénézueliens. Cette situation nous semble incroyable car le Venezuela n’est pas encore un pays en guerre !

Ici, à Maniapure, nous n’avons plus de gaz et il n’y en aura pas avant dix jours au moins. Difficile à croire pour un pays producteur de gaz. Du coup, nous n’avons plus de frigot et plus d’eau fraîche pour nous rafraîchir avec les 40 ° à l’ombre.
Nous, on trouve cela plutôt exotique tant que cela ne dure pas trop. Et surtout nous savons que nous allons revenir dans un pays où tout se trouve, tout se consomme. Ici, les gens resteront dans cette pénurie et le rationnement s’ajoutant à la hausse constante des prix, ils leur est de plus en plus difficile de joindre les deux bouts. Mais, c’est un mystère pour nous, ils y arrivent tout de même et garde leur bonne humeur et leur calme si propre au Venezuela !
Je vous embrasse bien fort.
Publicité